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Kalanga Mwana Zaïre alias colette Braeckman

Mme Colette Braeckman, militante CPP, de plus en plus encerclée par ses propres trahisons, mensonges et contre-vérités

Réf. : RBL/UDPS/DE/088/01

L'histoire rocambolesque de Mme Colette Braeckman, la fameuse « spécialiste » belge sur l'Afrique, au journal Le Soir, peut ainsi se résumer:

1er temps :durant le règne du Camp Mobutu (24 novembre 1965-16 mai 1997)

Durant le régime Mobutu, Mme Braeckman respectait sa déontologie professionnelle en se conformant à la vérité et à l'objectivité des faits, car la dictature et les violations des libertés et des droits fondamentaux qu'elle dénonçait étaient réelles et étaient stigmatisées par M. Etienne Tshisekedi, UDPS, toutes les forces démocratiques congolaises, la presse internationale, les organisations de défense des droits de l'homme et tous les vrais démocrates du monde. Et l'opinion se rappelle de tout le bien qu'elle disait, en ce temps-là, de M. Etienne Tshisekedi, de l'UDPS et de toutes les forces démocratiques congolaises dans leur combat contre la dictature.

2ème temps : durant le règne du Camp Kabila (17 mai 1997 à ce jour)

L'accession du Camp Kabila au pouvoir, le 17 mai 1997, nous a permis de découvrir que, contrairement à ce que croyaient nombreux Congolais pendant le règne de Mobutu, Mme Braeckman n'a jamais été habitée ni par l'idéal démocratique, ni par l'amour de notre Patrie et du Peuple Congolais et que ses dénonciations des crimes du régime Mobutu et l'écho favorable qu'elle faisait, à l'Etranger, du combat de M. Etienne Tshisekedi, de l'UDPS et de toutes les forces démocratiques congolaises étaient dictées par des raisons obscures qu'elle seule connaît et dont l'histoire livrera tôt ou tard le secret.

Avant même que le Camp Kabila n'arrive à Kinshasa, M. Etienne Tshisekedi adressa, le 19 mars 1997, une Lettre à M. LD Kabila, Lettre dans laquelle il lui recommandait de résister de toutes ses forces à la tentation de vouloir imposer une nouvelle dictature, mais d'organiser, dès son arrivée à Kinshasa, le Dialogue Intercongolais (DI), la réconciliation nationale et la poursuite du processus démocratique initié par la CNS. Cette Lettre fut publiée plus tard par la presse congolaise. LD Kabila déclara que « l'AFDL avait pris des armes pour venir chasser Mobutu, Obstacle à la poursuite du processus démocratique initié par la CNS » (sic)

Et dès l'arrivée du Camp Kabila à Kinshasa, M. Etienne Tshisekedi effectua plusieurs démarches, humiliantes, auprès des hommes au pouvoir et les invita de nouveau, avec insistance, à organiser sans perdre le temps, le Dialogue Intercongolais (DI), la réconciliation nationale et la poursuite du processus démocratique. LD Kabila ne voulut organiser ni le DI, ni la réconciliation nationale et la poursuite du processus démocratique. Il proposa plutôt à M. Etienne Tshisekedi d'accepter le poste de Vice-Président dans son régime militaire, arbitraire et dictatorial. Ce dernier refusa. Et le 22 mai 1997, le Camp Kabila mit en place le gouvernement AFDL.

Le 23 mai 1997, M. Etienne Tshisekedi, dans une conférence de presse, dénonça la nouvelle dictature et l'occupation du pays par les troupes étrangères, appela le Peuple à la résistance et demanda à LD Kabila d'organiser le retour négocié et en toute transparence des troupes étrangères. A la suite de M. Etienne Tshisekedi, l'UDPS et toutes les forces démocratiques se mirent au combat contre la nouvelle dictature et l'occupation du pays par les troupes étrangères. Une répression aveugle et démesurée s'ensuivit.

Le 26 mai 1997, Mme Braeckman, dans son éditorial publié par le journal Le Soir, invita à son tour le Camp Kabila à faire la jonction avec les forces démocratiques; à composer absolument avec M. Etienne Tshisekedi et à enrichir et à poursuivre le processus démocratique initié par la Conférence Nationale Souveraine (CNS). Elle concluait son éditorial en prédisant que LD Kabila serait à la base d'une autre guerre s'il n'appliquait pas ces conseils.

LD Kabila ne suivit ni les conseils de Mme Braeckman, ni les recommandations de M. Etienne Tshisekedi, ni les propositions de toutes les forces démocratiques. Il instaura la dictature. Fidèles à l'idéal démocratique, M. Etienne Tshisekedi, l'UDPS et toutes les forces démocratiques congolaises s'engagèrent dans un nouveau combat, comme du temps de Mobutu, contre le régime Kabila.

Paradoxalement, Mme Braeckman tourna casaque. Elle oublia ses écrits sur la dictature de Mobutu, son éditorial du 26 mai 1997 adressé à LD Kabila et sa déontologie professionnelle, devint la militante du Parti-Etat AFDL/CPP et la plus grande propagandiste et ambassadrice du nouveau régime à l'Etranger, régime qui, non seulement est de même nature que le régime Mobutu jadis dénoncé par Mme Braeckman :

- Un pouvoir militaire, arbitraire et dictatorial, imposé de l'Extérieur par les armes, en violation du droit inaliénable de notre Peuple de se choisir librement, comme tous les autres peuples, ses institutions politiques et ses dirigeants.

- Dans le décret-loi constitutionnel n° 003 du 27 mai 1997, LD Kabila s'autoproclame, en lieu et place du Peuple Congolais, la source et le fondement de tout pouvoir politique au Congo, de sa légitimité, de son organisation et de son exercice; identifie sa personne à l'Etat et sa volonté arbitraire à la Loi. Il concentre tous les pouvoirs de l'Etat entre ses mains et devient le seul Acteur politique. Tous les autres animateurs des organes et des institutions mises en place deviennent les caisses de résonance et les amplificateurs de la volonté arbitraire du dictateur. L'article 23 des statuts de l'AFDL fait des richesses nationales la propriété privée de l'AFDL et donc par ricochet de son président.

- Imposition du Parti-Etat, de la pensée unique, du monolithisme idéologique et politique, de l'unanimisme morale et du monisme social. Ce qui entraîne nécessairement les violations des libertés et des droits de la personne humaine, et donc la réduction des Congolais à l'état d'esclave (être humain sans liberté ni droit).

- Pillage des richesses nationales avec les parrains étrangers. Nous disposons aujourd'hui des rapports détaillés sur le pillage des richesses nationales par le Camp Kabila et par ses parrains zimbabwéens, namibiens et angolais.

Mais le régime Kabila a même fait pire que le régime Mobutu. Quelques exemples:

Dans le domaine des violations des libertés et des droits fondamentaux. En plus des arrestations arbitraires, des détentions illégales, des exécutions sommaires, des expropriations extra-judiciaires, des tortures, des viols, des massacres… dénoncés par plusieurs rapports nationaux et internationaux, nous voulons souligner le retour à la période coloniale par la réapparition des mutilations et de la peine du fouet interdits depuis la fin de la colonisation au Congo. Nous disposons d'une très longue liste de compatriotes qui ont subi de 60 à 250 coups de fouet et qui en sont morts.

Dans le domaine de la Constitution. C'est le retour à la période d'avant 1990 par l'imposition d'une constitution personnelle, taillée sur la mesure de LD Kabila (le décret-loi n° 003 est l'expression et l'institutionnalisation de la volonté arbitraire de LD Kabila) alors que la CNS avait déjà doté le pays d'un Cadre juridique, institutionnel et politique consensuel pour la période de la Transition et d'un Projet d'une constitution démocratique pour la 3ème République. Joseph « Kabila » continue à appliquer le décret-loi n° 003 pour son propre compte.

Dans le domaine du processus démocratique. C'est le retour à la période d'avant 1990, non seulement par l'imposition d'une constitution personnelle, mais aussi par la suppression du pluralisme idéologique et politique, du débat démocratique, des mécanismes de contrôle de pouvoir (opposition politique, parlement, séparation de trois pouvoirs traditionnels…) et de pression sociale et morale (toute la vie associative de la société civile : organisations socio-professionnelles et interconfessionnelles, organisations estudiantines et de la jeunesse en général, organisations des professeurs d'université, organisations de défense des droits de l'homme, presse libre…) qui existaient depuis 1990 et qui imposaient chaque jour davantage, comme dans tout processus, leur légitimité et leur autorité. Retour à la pensée unique, au monolithisme idéologique et politique, à l'unanimisme moral et au monisme social.

Le règne de l'arbitraire. Vers la fin du régime Mobutu, la justice acquérait de plus en plus son indépendance et son impartialité. Pour preuve, l'Arrêt R.A. 266 rendu le 8 janvier 1993 par la Cour Suprême de Justice Congolaise, condamnant l'Etat Congolais dans l'affaire qui l'opposait aux Témoins de Jéhovah et reconnaissant l'Acte de Transition issu de la CNS comme la seule Constitution valable. Dans le régime Kabila, plusieurs rapports nationaux et internationaux notent que les organes du pouvoir judiciaire ordinaire sont déconsidérés, bloqués et asphyxiés ; et dénoncent le fait que les magistrats et les avocats sont intimidés, enlevés, fouettés , révoqués et arrêtés (listes disponibles dans nos archives). La justice est rendue par l'Agence Nationale des renseignements (ANR), la garde spéciale pour sécurité présidentielle (GSSP), les Comités des pouvoirs Populaires (CPP), la détection militaire anti-patrie (Demiap) et par la Cour d'ordre militaire (COM).

L'arbitraire ne sévit pas seulement contre les simples citoyens et contre les forces démocratiques, il sévit même au sein des organes du Parti-Etat et contre les militants du Parti-Etat. Trois cas pour illustration : ACL-PT, CPP et gouvernement.

L'assemblée constituante et législative-parlement de Transition (ACL-PT): une véritable jungle. C'est un ministre (Vice-ministre de la justice, Ntumba Lwaba), agissant sur ordre du ministre de la Justice, le fameux Mwenze Kongolo, qui, par une simple lettre ministérielle n° 169/CAB/V-MIN/J§AP/2000 du 15 novembre 2000, a annulé le décret-loi présidentiel, et violé l'article 11 du D-L n° 096/2000 relative à l'autonomie administrative et financière de de LD Kabila, en révoquant le président de cet organe du Parti-Etat, Tshamala, en en nommant Philomène Omatuku pour l'intérim!

L'opinion se rappelle que LD Kabila avait mis en place, en octobre 2000, son « parlement » dont tous les 3000 membres, y compris, avaient été nommés par le dictateur. Juste après l'ouverture de la session d'octobre 2000, le président Tshamala se rend en Europe pour participer à l'Assemblée Parlementaire Paritaire (APP) des ACP des ACP-UE. Le 1er vice-président, le Bâtonnier Banza, est appelé à Kinshasa par un simple coup de téléphone. Restée ainsi seule à Lubumbashi, siège de l'ACL-PT, Mme Philomène Omatuku, 2ème vice-présidente, est nommée présidente intérimaire de l'ACL-PT. Le 26/10/2000, elle chasse tous les collaborateurs du président et du 1er voce-président, en violation de l'article 5 du Règlement d'Ordre Intérieur de l'ACL-PT et du décret-loi présidentiel n° 105 portant nomination des membres du bureau de l'ACL-PT. Le 3/11/2000, 2 secrétaires du bureau du président Tshamala , Brigitte et Yvette, échappent à un enlèvement, la nuit, par trois policiers e,voyés par Mwenze Kongolo selon l'AIAD-Me Eley Lofele.

Le 24/11/2000, un groupe de membres de l'ACL-PT signe une pétition contre LD Kabila, l'accusant de génocide et d'abus de pouvoir. Sur ordre de Mwenze Kongolo, le gouverneur du Katanga déporte un certain nombre de membres de l'ACL-PT à Kinshasa. Du 10 au 18/11/2000, les membres restés à Lubumbashi sont assignés à résidence surveillée avant d'être, à leur tour, conduits manu militari à Kinshasa par un avion militaire.

A son retour de l'Europe, le président Tshamala reçoit la lettre datée du 15/11/2000 l'informant de sa révocation. Celui-ci et certains membres de l'ACL-PT juge anticonstitutionnelle cette révocation et se plaint devant la justice. Une assignation RC-77288 est alors adressée à Mme Omatuku et àNtumba Lwaba pour comparaître le 13/03/2001 devant le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe. Dimanche 18/02/2001, M. Tshamala échappe à une tentative d'enlèvement terroriste par les services spéciaux, suivie d'une fouille corporelle publique dans l'enceinte de la Cathédrale du Centenaire à Kinshasa/Lingwala.

Le lendemain de la notification de l'assignation, l'huissier qui a notifié l'affaire, M. Olela Emungu, et le greffier, M. Beya Makwesa, ont été permutés par Mwenze Kongolo avec pour raison officielle nouvelle affectation. Le 24//02/2001, Mme Omatuku, sur ordre de Mwenze Kongolo, a cassé le bureau de Tshamala à Kinshasa et s'y est installée jusqu'à ce jour. Faisant d'une pierre deux coups, Mwenze Kongolo, toujours en violation du décret-loi présidentiel, a nommé deux régents à la tête de l'ACL-PT, un coordonnateur et un comptable, agissant indépendamment de la présidente intérimaire Omatuku, elle aussi flouée. Pendant ce temps, Tshamala et Banza sont privés de salaire et de soins médicaux. Suite aux permutations-sanctions signalées ci-haut, l'audience du 14/03/2001 s'est déclarée non saisie. Il faut donc recommencer la procédure, mais avec quel huissier et quel greffier? Mwenze Kongolo s'apprête même à ordonner l'arrestation des avocats de Tshamala et de Banza pour « outrage aux magistrats et aux autorités ». Voilà un cas où le ministre et le vice-ministre de la justice, à la fois juges et parties, empêchent le bon fonctionnement de l'administration et de la justice.

Les CPP. Le Bâtiment du Secrétariat Général des CPP, sur l'avenue Gombe, Comme Gombe, a été « sous occupation » du personnel de cet organe du Part-Parti depuis le 3/08/2001. En conséquence, Raphaël Ghenda, secrétaire général des CPP, ne savait pas accéder à ses bureaux. Le 12/08/2001, il a fait appel aux militaires pour mettre fin au sit-in organisé par son propre personnel contre lui. Les militaires se sont heurtés à une vive résistance et tout a failli basculer dans un bain de sang. La colère du personnel découlait de deux causes. La première est la magouille ayant entouré la liste des cadres CPP sélectionnés pour un stage de formation en Namibie. Les cadres CPP sélectionnés ont découvert, en retard que, pendant que Ghenda les faisait attendre à Kinshasa, il avait déjà envoyé, en Namibie, des membres de sa famille extérieurs aux CPP en lieu et place des cadres CPP sélectionnés. La 2ème cause est l'accumulation des arriérés des salaires. Pour ces deux causes liées au tribalisme, au clientélisme et à la mégestion, le personnel avait sommé Ghenda de démissionner.

Les ministres du « gouvernement Kabila » et les autres cadres de l'AFDL/CPP. Nombreux d'entre eux ont été arrêtés, détenus en prison et ensuite relâchés sans procès. C'est le cas notamment de Kaumba Lufunda, Mawapanga, Etienne Mbayi, Badimanyi Mulamba, Victor Mpoyo…Certains, après relâchement, ont été de nouveaux promus à d'autres fonctions, d'autres remerciés pour toujours mais gardés en résidence surveillée ou laissés libres. Elle entêta le Camp Kabila à refuser le DI, la réconciliation nationale et la poursuite du processus démocratique; à bloquer l'application de l'Accord de Lusaka et à imposer la logique de la violence, de la dictature et de la guerre. Qu'est-ce qu'elle n'a pas écrit sur les vertus et les qualités de LD Kabila ? Après avoir accompagné ce dernier jusqu'au mausolée sans y entrer elle-même, elle a, sans transition, pris Joseph « Kabila » en charge. Et qu'est-ce qu'elle n'a pas écrit sur les origines, les talents, la compétence, les études, l'expérience politique et militaire de Joseph « Kabila » ?

Voilà le régime que Mme Braeckman soutient. Et elle ne s'est pas seulement contentée de soutenir le régime Kabila, elle s'est mise à dénigrer et à combattre M. Etienne Tshisekedi, l'UDPS et toutes les forces démocratiques congolaises et à intoxiquer la Communauté Internationale en vue d'obtenir d'elle le soutien massif et multilatéral au régime Kabila, soutien qui permettrait à la nouvelle dictature de refuser toutes les négociations avec les forces démocratiques internes et à imposer très rapidement la dictature comme ce fut le cas de Mobutu en 1965. Pour ce faire, elle a recouru à tous les moyens, y compris des mensonges et des contre-vérités.

3ème temps : Mme Braeckman déplore les conséquences du système qu'elle a soutenu et devient favorable au DI qu'elle a combattu

Aujourd'hui, Mme Braeckman se trouve dans l'impasse. L'étau de ses propres trahisons, mensonges et contre-vérités se resserre de plus en plus autour d'elle :

- Elle commence à déplorer les conséquences de l'arbitraire et du désordre qu'elle a soutenu au Congo depuis 1997: la l'aggravation de la crise socio-économique, les risques des émeutes de la faim, le règne de la loi de la jungle dans l'octroi des marchés et des avantages par le Pouvoir Kabila, la prédominance de l'informel, l'asphyxie des producteurs locaux, la perte du marché par les entreprises belges telles que Marsavco, Orgaman et Midema au profit des sociétés libanaises telles que Congo futur, Sokin et ICC (Cfr Le Soir du lundi 22 octobre 2001, p. 8). Mais elle ne dit pas comment on en est arrivé là! Elle ne dénonce pas la cause de l'aggravation de la crise et le rôle néfaste qu'elle a joué elle-même dans cette aggravation! Et ce n'est ni dans l'intérêt du Peuple Congolais et dans celui du Peuple belge longtemps bafoués qu'elle déplore ces méfaits de la logique et de la politique qu'elle a soutenues, mais c'est pour que la Communauté internationale vole au secours du régime Kabila et que la dictature se renforce : ainsi la crise perdurera et Mme Braeckman continuera à s'enrichir.

- Et ayant constaté que, suite aux pressions internes et externes, le DI dont elle contribuait à bloquer la tenue aura lieu malgré ses écrits et que le Camp Kabila se trouve aux pieds du mur, Mme Braeckman ose écrire aujourd'hui, sans gène, que M. Etienne Tshisekedi, contre qui elle a une haine viscérale qui la pousse jusqu'au délire, est parmi les obstacles au DI. Quel homme sérieux et objectif, congolais ou étranger et qui suit de très près l'histoire politique du Congo, ne reconnaît pas que la contribution de M. Etienne Tshisekedi au processus de paix et de démocratisation du Congo, depuis 1980 jusqu'à ce jour, est inégalée, de même que la contribution de l'UDPS, Parti dont il est le Président National?

- L'un des mensonges les plus récents de Mme Braeckman a consisté à affirmer, dans son éditorial du samedi 20 et dimanche 21 octobre dernier, que Lumumba est le seul Premier ministre jamais élu au Congo. Elle l'a dit dans le but de diviser les congolais entre eux et d'opposer notamment les lumumbistes à d'autres congolais. Que les Congolais n'oublient pas qu'il n'y a que celui qui est bien fixe sur ses racines qui est capable d'une grande ouverture et d'un développement. Seule la vérité nous libérera nous tous. Et ce n'est pas Patrice Lumumba qui acceptera qu'une personne, congolaise ou étrangère, défigure et déforme l'histoire du Congo, et ce pour des fins sordides.

Le Congo a connu, de 1960 à ce jour, trois premiers ministres jouissant de la légitimité populaires et qui ont dirigé des gouvernements légaux:

1) La Loi Fondamentale issue de la Table Ronde de Bruxelles (20 janvier 1960-20 février 1960) et les élections démocratiques de mai 1960 avaient fondé la légitimité et la légalité des institutions démocratiques mises en place le 30 juin 1960 ainsi que de leurs animateurs (Le Président Joseph Kasa-Vubu, le Premier ministre Patrice Lumumba…).

2) Suite aux souhaits exprimés, par les leaders congolais, à la Table Ronde de Léopoldville (25 janvier 1961-16 février 1961) et à la Conférence de Coquilhatville (24 avril 1961-28 mai 1961) pour résoudre la crise institutionnelle provoquée par la révocation du Premier Lumumba par le Président Kasa-Vubu le 5 septembre 1960 et aggravée à la fois par le coup d'Etat militaire perpétré le 14 septembre 1960 par le groupe de Binza, avec Mobutu comme chef de file, et par l'assassinat du Premier ministre le 17 janvier 1961, le Président Kasa-Vubu convoqua, le 5 juillet 1961, le Parlement légal issu des élections de mai 1960, en session extraordinaire. Celui-ci se réunit sous la protection et avec l'accord de l'ONU: ce fut le Conclave de Lovanium (22 juillet 1961-2 août 1961). Comme solution à la crise, le Parlement plébiscita M. Cyrille Adoula comme Premier ministre et mis en place un Gouvernement d'Union Nationale pour gérer le Congo jusqu'au 30 juin 1964, date de la fin de la première législature. Investi de la confiance du Parlement, nommé par ordonnance présidentielle et approuvé à l'unanimité par les deux chambres, le gouvernement Adoula était légal.

3) Suite aux pressions internes et externes, Mobutu convoqua la Conférence Nationale Souveraine (CNS, 7 août 1991-6 décembre 1992). Celle-ce réunit, pendant 16 mois au Palais du Peuple à Kinshasa, 2850 délégués issus de toutes les couches, catégories, provinces et tendances politiques, idéologiques, intellectuelles et religieuses. Ces délgués firent la relecture de l'histoire du Congo, diagnostiquèrent la cause profonde de la crise congolaise et balisèrent l'avenir en mettant en place les fondements d'un Etat de droit démocratique. Parmi les Actes de la CNS, il y a eu l'élection démocratique du Premier ministre Etienne Tshisekedi, avec 72% de vote, et la mise en place du Gouvernement d'Union Nationale et de son programme pour gérer la Transition démocratique.

Notre conclusion est claire:

- Mme Braeckman ne s'est jamais imprégnée de valeurs humaines et démocratiques de la société occidentale à laquelle elle appartient! Rappelons que le niveau de civilisation d'une personne est notamment intrinsèquement liée au respect qu'elle a de la vérité et de ses efforts pour s'y conformer.

- Puisqu'elle se nourrit, telle une sangsue, de la crise congolaise, elle tient à ce que ladite crise s'éternise. Elle aura ainsi toujours des articles et des éditoriaux à écrire, des livres à vendre, des voyages à effectuer, des conférences à donner… Elle se moque bien de la souffrance et de la misère de notre Peuple.

- Elle a contribué à l'aggravation de la crise et au blocage de sa solution par ses encouragements au Camp Kabila. Nos preuves sont ses propres écrits que nous détenons, elle en rendra tôt ou tard compte à notre Peuple.

- Elle ne mérite, de notre part, que le même mépris que celui qu'elle a envers notre Peuple.

Fait à Bruxelles, le 29 octobre 2001.

Pour le Bureau de représentation de l'UDPS/BELUX

Dr François Tshipamba Mpuila
Représentant