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Le combattant  Ngandu Bukasa Etienne

Ces derniers jours ont vu au Congo l’organisation des assises du congrès du nouveau parti -état congolais le PPRD, pierre de voûte de pouvoir maffieux de Kinshasa. Une fois de plus l’argent du trésor public a été gaspillé par ceux qui gouvernent le Congo par défi. S’ayant constitué un trésor de guerre important grâce aux tentacules placées dans les entreprises du portefeuille de l’état congolais. Pendant que les enseignants, fonctionnaires et autres magistrats continuent à broyer du noir, les Kabilistes font étalages d’un cynisme digne de la vielle époque Mobutiste. Pour revenir à ce fameux congrès, il y a lieu de noter que ses conclusions constituaient un secret de polichinelle, car il était longtemps entendu que les courtisans et autres griots qui se bousculent à la cour du prince n’allaient lésinés sur rien pour faire aboutir leurs manœuvres de salon.

 

Qu’il est loin le temps de la révolution AFDL !

Ceux qui gouvernent par défi à Kinshasa avec le soutien de la communauté internationale, pardon-la Communauté Occidentale- veulent légitimer leur pouvoir pour perpétuer le système maffieux qu’ils ont mis en place voilà maintenant près de dix depuis dès l’avènement de la soit disant révolution AFDL. Après leur entrée triomphale dans une ville de Kinshasa abandonnée par la garde prétorienne et les milices du Maréchal Léopard en fuite au Maroc. Les camarades de la révolution n’ont pas su capitaliser la formidable chance qu’ils disposaient. Très vite, le nouveau pouvoir s’est illustré par des tendances dictatoriales dignes des juntes communistes à la manière Sekou Touré. La deuxième guerre qui va éclater au mois d’août 1998 ne confirmera que la gangrène qui rongeait déjà de l’intérieur la révolution AFDL. Les mauvaises alliances du Mzee avec les troupes mercenaires Rwandaises et Ougandaises vont plonger le pays dans la grande catastrophe que le pays n’ait jamais connu. Et le point culminant de la tragédie pour nos populations sera la bataille que les anciens alliés Rwandais et Ougandais du Mzee vont se livrer sur le territoire congolais plus précisément dans la ville de Kisangani. Pendant que le dictateur promettait à Kinshasa que la guerre serait longue et populaire, sur terrain ses troupes mal payées et mal nourries ne récupéraient aucune pouce du territoire congolais. Et cet état de guerre arrangeait bien les camarades qui mettaient en place une économie souterraine pour financer l’effort de guerre. Pendant qu’on demandait à la population de supporter l’effort de guerre, les camarades Afdelien excellaient dans un clientélisme de plus en plus destructeur. Sur le plan économique, Kabila recourait à des recettes de vielles grandes-mères pour soulager les souffrances de la population qui supportait de plus en plus mal les privations induites par cette guerre. C’est ainsi qu’on eut droit aux magasins du peuple avec la flamboyante Agathe Mulimbi. Dans lesquels on retrouvait la plupart du temps de la marchandise avariée. Puis vinrent les CPP, sortes de jeunesses communistes importées de la Corée du nord et revues à la sauce tropicale. En effet, pour un pouvoir aux abois qui était incapable de remporter la moindre victoire éclatante dans la guerre que lui faisait ses anciens alliés, rien n’était plus beau pour endormir le peuple et perpétuer un système dont les tendances dictatoriales s’affirmaient chaque jour d’avantages. Le culte de la personnalité digne de la vielle époque de la Mopap et la Forcad furent ressuscité et tous les artistes musiciens-toujours eux- excellèrent par des couplets vantant les mérites du grand Mzee. Emporté par l’histoire, le Mzee fut très vite consacré Héros national par le parlement fantoche qu’il avait seul crée. Avant cela, il avait eu le temps de léguer au peuple sa dernière trouvaille de génie les FAP. Espèces des milices composées exclusivement des gens dévouées à son pouvoir. Voilà le lourd héritage que le PPRD veut ignorer aujourd’hui.

 

Le PPRD doit assumer le lourd passif de ses prédécesseurs. 

 

L’AFDL qui a muté successivement en CPP, FAP, PPRD ne peut et ne doit pas ignorer son lourd passif. Il doit rendre compte au peuple de sa grande responsabilité pour les grandes tribulations dont le peuple a souffert. Le lourd bilan de plus 5 millions de morts dont il est comptable avec ses compères du MLC, du RCD et toutes les autres milices des seigneurs de guerres en est l’illustration la plus probante. Qu’il essaie aujourd’hui de se donner le beau rôle du pacificateur est tout à fait mal venue et cynique ! Sur le plan économique, le bilan n’est pas non plus reluisant. Pendant que le Mzee prohibait l’utilisation des devises étrangères dans les transactions, il ne s’embarrassait pas avec son entourage à brader la monnaie franc congolais. L’assassinat d’un groupe de libanais par le général Yav après la mort Kabila n’avait pour but que de récupérer les importantes sommes en devises que ceux-ci devaient au Mzee avec qui ils étaient en affaires. Voilà la vraie face de celui qui se présentait comme le libérateur du peuple congolais mais qui en réalité n’était qu’un dictateur sinistre.

Quel projet  politique Hyppolite Kanambé est-il porteur ?

Il se présente à souhait ou plutôt on le présente à souhait comme celui qui a ramené la paix au Congo car l’homme lui–même demeure un mystère jusqu’à aujourd’hui. H. Kanambé s’exprime très peu en public. Il se dit anglophone et voudrait qu’on lui accorde les circonstances atténuantes. Chaque fois qu’il baragouine son mauvais français en forme de récitation appris auprès de l’armée de conseillers et autres courtisant qui l’entoure, c’est pour débiter des banalités d’ordres générales pour plaire à ses soutiens occidentaux. Il fit l’apologie de la colonisation au parlement belge sans savoir exactement de quoi il s’agissait. Non, H. Kanambé subi plus les événements qu’ils ne les provoquent. Pourquoi veut-on imposer au peuple congolais la perpétuation de cette grande humiliation ? Et pour l’occasion, le Gourou Adboulaye Ndombasi est monté sur ses grands chevaux, dans des envolés lyriques qu’on lui connaît bien, il a excellé dans une bassesse qui cache mal une peur face à un avenir qui ne sera pas aussi facile qu’il le pensait puisque ayant longtemps bâti toute la stratégie du PPRD sur l’exclusion de l’UDPS du processus électoral. L’homme ne s’est pas empêché de recourir aux injures et les noms d’oiseux ont volé contre tous ceux qui représentent une menace pour l’accomplissement des plans machiavéliques du gourou de la secte Yerodia. Pour ceux qui connaissent le personnage, il a l’air d’un matelot portant toujours son gilet de sauvetage. Oui, un marin abandonné dans un port qui aurait manqué son bateau. Pour revenir à Kanambé, pense-t-il réellement que le peuple a la mémoire courte pour continuer à se laisser abuser encore plus longtemps ? Gageons que la grande majorité silencieuse de notre peuple infligera une grande gifle à tous ces imposteurs et récupérera sa dignité.