manifbureauLe récit ci-bas  conforte tous ceux qui depuis longtemps affirment que le pays est vendu. Ceux qui donnent les ordres à Kinshasa ne reculeront devant rien pour conserver le pouvoir qu'ils ont conquis par les armes. La question à se poser maintenant est celle de savoir jusque quand allons-nous continuer à faire semblant d'ignorer la réalité ? Et ce n'est pas  ce communiqué hypocrite des complices et maîtres inspirateurs de la dictature de Kinshasa qui va y changer quelque chose. Seuls ceux qui ont pris les armes, tués, violés, pillés sont pris au sérieux par la soi-disant communauté internationale, pardon, la communauté occidentale. Il est temps d'apprendre aux autres à nous respecter. Après ce qui vient d'arriver, il est inutile de rechercher la compassion chez les donneurs d'ordres, nous n'avons pas besoin de cela pour demonter à notre peuple la justesse de notre combat politique.

Les forces de police congolaises ont violemment réprimé vendredi à Kinshasa une manifestation de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, opposition), suscitant des critiques de l'Onu à trois mois des élections présidentielle et législatives dans l'ex-Zaïre.

Usant de matraques, de chaînes métalliques et de grenades lacrymogènes, les policiers se sont employés à disperser systématiquement les quelque 200 manifestants du principal parti d'opposition rassemblés vendredi matin près de la gare centrale de Kinshasa.

Plusieurs manifestants ont été blessés, atteints par des coups de matraque ou de chaînes, alors qu'ils patientaient calmement, en chantant et brandissant des banderoles, attendant le début d'une "marche pacifique" destinée à réclamer des garanties pour la tenue de scrutins libres et démocratiques en RDC.

Une quarantaine de militants du parti d'Etienne Tshisekedi ont été interpellés et conduits pour la plupart dans des cellules de l'Inspection générale de la police, a déclaré Joseph Mukendi, un des cadres de l'UDPS.
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De son côté, la Mission de l'Onu en République démocratique du Congo (Monuc) a déploré une répression "disproportionnée" et confirmé l'arrestation d'une quarantaine de manifestants.

"Nous déplorons ce qui paraît être un usage disproportionné de la force à l'encontre de manifestants qui exerçaient un droit fondamental garanti par la nouvelle Constitution du pays", a déclaré Kemal Saïki, porte-parole de la Monuc.

Les policiers ont systématiquement cherché à arracher aux manifestants des banderoles sur lesquelles on pouvait lire: "Tshisekedi, incontournable pour la paix en RDC", "Elections libres, quelles garanties?".

"Je suis venu manifester pour des élections libres et transparentes. On nous dit d'intégrer le processus électoral et regardez comme on nous traite!", a déclaré à l'AFP Tangani, un jeune manifestant de 22 ans, désignant son pied ensanglanté et sa chemise en lambeaux.

Après avoir appelé jusque fin décembre au boycott du processus électoral, l'UDPS a annoncé début janvier sa participation aux élections et réclamé depuis d'être associée aux organes de contrôle de ce processus et exigé la réouverture des centres d'inscription pour ses partisans.

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Membres de la GSSP, garde prétorienne de H. Kanambé

"Nous étions informés de cette manifestation, dont un des buts était le dépôt d'un mémorandum à la Monuc. Nous étions et nous restons disposés à recevoir les responsables de l'UDPS", a affirmé le porte-parole de la Monuc, déplorant la répression d'une "marche pacifique (...) en ce moment important où le Congo est engagé sur la voie de la démocratie".

La Commission électorale indépendante (CEI) a publié jeudi soir un calendrier fixant au 18 juin le premier tour de l'élection présidentielle et les législatives, premiers scrutins d'une série d'élections devant mettre fin à une fragile transition politique initiée en 2003 en RDC après des années de guerre.

Alors qu'une marche de l'UDPS s'est déroulée dans le calme vendredi matin dans son bastion de Mbuji-Mayi (chef-lieu du Kasaï oriental, centre), la violente répression de la manifestation de Kinshasa vient alourdir un climat politique déjà tendu.

"La campagne ne démarre pas dans un climat serein", a laconiquement commenté un diplomate, alors qu'une ex-rébellion soutenue par le Rwanda proteste contre le découpage électoral et qu'un autre ex-mouvement rebelle soutenu par l'Ouganda est en conflit ouvert avec le président de l'Assemblée nationale.

L'Onu condamne la répression "disproportionnée" d'une marche


La Mission de l'Onu en République démocratique du Congo (Monuc) a déploré vendredi un "usage disproportionné de la force" après la répression musclée d'une manifestation de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, opposition) à Kinshasa.

"Nous déplorons ce qui paraît être un usage disproportionné de la force à l'encontre de manifestants qui exerçaient un droit fondamental garanti par la nouvelle Constitution du pays, qui a été adoptée par référendum par le peuple congolais", a déclaré Kemal Saïki, porte-parole de la Monuc.


Les forces de police ont violemment dispersé vendredi matin quelque 200 militants de l'UDPS rassemblés près de la gare centrale de Kinshasa, usant de matraques, de chaînes métalliques et de grenades lacrymogènes, a constaté l'AFP.

"Nous avons des informations selon lesquelles une quarantaine de manifestants ont été arrêtés et conduits dans deux centres de la police à Kinshasa. Un enfant aurait aussi été blessé", a indiqué M. Saïki, précisant que des équipes de la Monuc chargées de la protection des droits de l'Homme s'étaient rendues dans les locaux de la police et dans les hôpitaux.

"Nous étions informés de cette manifestation, dont un des buts était le dépôt d'un mémorandum à la Monuc. Nous étions et nous restons disposés à recevoir les responsables de l'UDPS", a-t-il ajouté.

M. Saïki a en outre déploré la répression d'une "marche pacifique (...) en ce moment important où le Congo est engagé sur la voie de la démocratie".

La Commission électorale indépendante (CEI) a publié jeudi soir un calendrier fixant au 18 juin le premier tour de l'élection présidentielle et les législatives, premiers scrutins d'une série d'élections devant mettre fin à une fragile transition politique initiée en 2003 en RDC après des années de guerre.

Les dépôts de candidature pour ces deux premiers scrutins ont débuté dès vendredi et se poursuivront jusqu'au 23 mars.