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Les élections délibérément truquées, exclusives, injustes et contre-productives que les esclavagistes et les prédateurs internationaux veulent organiser en RDCongo, avec la complicité des congolais faibles, inconscients, opportunistes et aventuriers ainsi qu’avec des étrangers au pouvoir à Kinshasa, ont pour but, non de répondre à deux objectifs fondamentaux pour lesquels notre Peuple attend impatiemment ces élections, à savoir:

 

- la fin de la crise de légitimité de pouvoir politique, de son organisation et de son exercice;

- l’avènement d’un Etat de droit souverain, démocratique, pluraliste, moderne et prospère;

 

mais c’est pour légitimer un pouvoir esclavagiste, prédateur, terroriste et dictatorial en RDCongo. C’est donc pour perpétuer la crise de légitimité de pouvoir politique et aggraver l’esclavage en le légitimant. La “constitution” de la 3ème République promulguée avec pompe parJoseph Kabilale 18 février 2006 est claire à ce sujet. Cela peut déboucher sur des violences généralisées. C’est pourquoi les esclavagistes et les prédateurs ont d’abord tenté et réussi à instrumentaliser les institutions internationales (ONU, Union Européenne, Union Africaine, SADC), les gouvernements des pays occidentaux, les décideurs internationaux.. Et ils veulent envoyer en RDCongo des troupes de l’Union Européenne, en plus des troupes de la Monuc, pour réprimer et massacrer les populations qui vont certainement se soulever après publication des résultats issus des élections truquées.

 

Cette légitimation a besoin de la caution des Congolais, c’est-à-dire de la participation des Congolais comme candidats et comme électeurs.

 

Les gagnants à ces élections truquées sont déjà connus:

Le Président de la République sera “Joseph Kabila”: celui qui avait transformé l’Est de la RDCongo en Abattoir lors de la campagne “militaire” de l’AFDL en 1996. Il s’était rendu coupable des massacres de plus de 200.000-300.000 victimes parmi lesquelles se trouvaient les femmes, les enfants, les vieillards, les déplacés congolais forcés, les réfugiés rwandais hutus, les génocidaires interahamwe rwandais hutus. Dernièrement, les fosses communes fortuitement découvertes à l’Est ont levé un coin de voile sur ces massacres à large échelle, crimes de guerre, contre contre l’humanité, crimes de sang. “Joseph Kabilaétait le Commandant en Chef des troupes terrestres de lAFDL lors de cette campagne “militaire”.

 

Ces massacres ont été dénoncés par Roberto Garreton, Christopher Harlant, Emma Bonino (Ancien Commissaire Européen à l’Aide humanitaire et au Développement. Et ironie du sort : l’un de ses successeurs à ce poste est un certain Louis Michel, le parrain et le tuteur du tueur à gage et auteur de cet Abattoir). Ces dénonciations sont consignées dans les Rapports des Nations-Unies et de l’Union Européenne et sont connus des dirigeants et services des renseignements des pays occidentaux.

 

Ce mêmeJoseph Kabila” a, en avril 2003, fait l’éloge de la traite des esclaves, de l’esclavage lui-même et de la colonisation à la Tribune du Sénat belge. M. Armand De Decker, alors Président du Sénat belge, visiblement gêné, a pour sauvegarder la respectabilité et l’honorabilité du Sénat belge contredire, séance tenante, l’encombrant orateur et visiteur du jour. Pour rappel, la traite des esclaves, l’esclavage lui-même et la colonisation ont été dénoncés, condamnés et abolis comme des crimes contre la dignité humaine, des crimes contre l’humanité. Cfr Déclarations du Général de Gaulle à Brazzaville en 1944, la Charte des Nations Unies à San Francisco en 1947, La Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (9 décembre 1948), la Déclaration universelle des droits de l’homme (10 décembre 1948)... La Conférence afro-asiatique de Bandoung notamment, tenue en 1955, avait, au point F de son Communiqué final, acté l’accord de tous les peuples représentés: 1) pour déclarer que le colonialisme, dans toutes ses manifestations, est un mal auquel il doit être mis fin rapidement; 2) pour déclarer que la question des peuples soumis à l’assujétissement par l’étranger, à sa domination et à son exploitation constitue une négation des droits fondamentaux de l’homme, est contraire à la Charte des Nations Unies et empêche de favoriser la paix et la coopération mondiales.

 

Le 2 mars 1807, les Anglais, par leur Parlement, interdirent la traite atlantique, c'est-à-dire la déportation des Noirs en Amérique, ils devaient travailler sur les plantations de coton ou de canne à sucre. Un an plus tard, c’est-à-dire en 1808, les États-Unis interdirent à leur tour l'importation d'esclaves en provenance d'Afrique.

 

Ces gouvernements agirent sous la pression d'un puissant mouvement abolitionniste inspiré notamment par les Quakers. Dès 1770, les Quakers établis en Nouvelle-Angleterre se sont interdit la possession d'esclaves. En 1788, un jeune député anglais, William Wilberforce, a créé la «Société pour l'abolition de la traite» avec le soutien de son ami, le Premier ministre William Pitt.

 

En France, en 1789, à la veille de

la Révolution

, l'abbé Henri Grégoire et Brissot l'imitent en créant la «Société des Amis des Noirs».

Imitant l'Angleterre, les participants au Congrès de Vienne demandèrent le 8 février 1815 à chaque pays d'abolir la traite dans les meilleurs délais. En France, Napoléon 1er, de retour de l'île d'Elbe pour deux mois, décida d'une abolition immédiate. Sa décision fut confirmée par le traité de Paris du 20 novembre 1815. La traite fut abolie au Chili en 1823, en Amérique centrale en 1824, au Mexique en 1829, en Bolivie en 1831…..

 

L'Angleterre alla dès lors multiplier les traités internationaux pour dénoncer la traite clandestine. Sa flotte s'autorisa le «droit de visite» sur les bâteaux suspects de transporter des Africains.


Après l'abolition de la traite, vint enfin l'abolition de l'esclavage. Toujours sous l'impulsion de William Wilberforce, celui-ci fut aboli en Angleterre en 1833, puis en France en 1848, au Venezuala en 1854, aux Pays-Bas en 1859, aux États-Unis en 1865, à Puerto-Rico en 1873, à Cuba en 1880, au Brésil en 1888...

Le Noir George Washington Williams, venu au Congo chercher la terre promise, y avait découvert, horrifié, l’enfer du “caoutchouc rouge et des “mains coupées”. Son rapport, publié en 1890, constitue le premier réquisitoire contre le régime léopoldien. En 1887, de retour du Congo, Albert Thys avait signalé à Léopold II les déficiences de son administration coloniale et l’avait mis en garde contre les traitements inhumains que celle-ci réservait aux populations noires. Dès 1890, Banning avait vivement dénoncé lesystème” lui reprochant notamment d’aller à l’encontre des dispositions de Berlin et d’impliquer pour les masses autochtones l’expropriation et la dépossession de leurs droits naturels.

Mais c’est l’Angleterre qui donna à la critique du “système léopoldienl’allure d’une véritable dénonciation internationale. En effet, ce fut une dénonciation dont la violence et l’ampleur, croissantes d’année en année, firent en sorte que, dix ans durant, la “question congolaise” incarna pour l’opinion humanitaire européenne le scandale du siècle, la honte ointernationale. C’est ce vaste mouvement fondé sur des témoignages accablants et concordants, portés et rendus publics sur les “atrocités congolaisesqui discrédita Léopold II et fit s’écrouler son “empire”.

Autour de Joseph Kabila, certains congolais (faibles, inconscients, complices, traîtres, criminels, tueurs  de l’Etat et affameurs du Peuple) ont accepté non seulement de légitimer la “comédie électorale” en cours comme candidats qui accompagnentJoseph Kabila” vers sa “victoire”, mais ils ont aussi pour mission d’entraîner le Peuple comme électeur dans la “comédie électorale” en cours. C’est la participation des congolais comme candidats et comme électeurs dans cettecomédie électorale qui va légitimer laditecomédie électorale” et le pouvoir esclavagiste, prédateur, terrorisre et dictatorial qui en sera issu.

 

Ces compatriotes doivent comprendre la gravité de leur responsabilité dans l’esclavagisation et la recolonisation actuelles de notre Patrie et de notre Peuple, leur responsabilité par rapport:

- à toutes les générations passées: tous ceux qui ont versé leur sang dans le combat contre la traite des esclaves, contre la colonisation, les Martyrs de l’indépendance et de la démocratie qui nous regardent de ils sont;

- à toutes les générations présentes et futures: nos enfants et les enfants de nos enfants que nous condamnons à être apatrides et à être exterminés (“Joseph Kabila” a déjà signé, avec ses parrains et tuteurs esclavagistes et prédateurs étrangers, des contrats de vente de notre Patrie et d’extermination des populations autochtones de la RDCongo) et à être méprisés et humiliés comme des esclaves officiels et légaux du 21ème siècle.

Nous devons nous prendre en charge nous-mêmes, réveiller et sensibiliser tous nos compatriotes qui croient que le combat actuel contre l’esclavage et contre la recolonisation ne concerne que M. E. Tshisekedi et l’UDPS seuls; nous devons réveiller et sensibiliser aussi la vraie Communauté Internationale pour qu’elle soutienne notre notre Peuple dans son combat de libération contre l’esclavage, la recolonisation, l’extermination et le génocide.

Dr François Tshipamba Mpuila

      

UDPS BELUX