livmutombo2

Sous l’Etat Indépendant du Congo (1885-1908) et la Colonisation (1908-1960), le nationalisme des peuples du Congo fut manifeste au travers de leur refus de la domination par l’étranger, refus exprimé même par la révolte armée. L’analyse critique de la doctrine politique nationaliste des règnes dictatoriaux des ces 45 dernières années révèle que de 1885 à 2005 (exception faite des balbutiements démocratiques d’avant Désiré I), le Congo a connu un seul et même système politique, l’autoritarisme, et que les « nationalismes » qui se sont succédé étaient tous le fruit d’un parrainage étranger. Or le nationalisme parrainé tue ! Le nationalisme parrainé détruit ! Le nationalisme parrainé enrichit les prédateurs et leurs parrains, fossoyeurs du Congo. Le nationalisme parrainé pille et exerce le pouvoir selon l’ordre des pirates (par la force et sans raison ni sentiment car les jours sont comptés) ! Le nationalisme parrainé est un pesudo-nationalisme, un nationalisme verbal qui promeut des faux messies et des traîtres qui chosifient le peuple.

C’est pourquoi, le peuple doit devenir son propre messie, un Messie collectif mu par une utopie-en-action pour refuser l’anesthésie des prêches hérétiques des sorciers de la prospérité, complices des traîtres et pirates au pouvoir. Les uns et les autres deviennent millionnaires à vue d’œil aux dépens des croyants clochardisés promis au paradis des utopies terrestres.  Parce que la théorie philosophique de l’utopie du 16ème siècle (Thomas Moore, etc.) n’a produit aucun changement sociopolitique, mu par son utopie-en-action, le Messie collectif doit procéder à une critique lucide mais implacable des ténèbres présentes des seigneurs de guerre, critique de ses propres méthodes, actions et résultats, critiques de ses propres leaders qu’il se donne, critique des animateurs de la société civile et des leaders ecclésiastiques vicieux en vue d’inventer un Etat et une Démocratie au Congo au regard de son riche fond culturel et son expérience historique. En vue d’inventer une territoriale aux antipodes des provincettes d’avance distribuées aux nouveaux riches, aux seigneurs de guerre et à leurs parrains, et d’inventer les fondements philosophiques et géostratégiques d’une autre armée que la Force publique léopoldienne et ses copies pseudo-nationalistes de Désiré I, Désiré II et des seigneurs de guerre.

Le Messie collectif doit passer de la connaissance et la revendication de ses droits à l’exercice du droit contre vents et marées, sachant que l’Etat de droit ne se donne jamais, mais qu’il s’arrache ! Les nationalistes parrainés connaissent ce qu’est l’Etat de droit, ils en ont peur et n’en feront jamais cadeau au peuple congolais. Celui-ci doit alors devenir son propre Messie, matrice génératrice des leaders dont la corruption, l’âge avancé, l’incarcération voire l’assassinat, ne feront que propulser à l’avant de l’action bien d’autres plus dynamiques et plus déterminés. Les Bana Congo n’ont-ils pas tenu bon en dépit des crises internes, tentations, menaces, brimades et incarcérations ? Le boycott et le Non n’ont-ils pas tenu la dragée haute lors du Référendum obscurantiste de décembre 2005 en dépit des emprisonnements, assassinats, chantages, paupérisation … dans les rangs du Messie collectif ?

L’utopie-en-action du Messie collectif n’est pas un tissu d’abstractions indigestes d’un sophiste embourgeoisé, elle est plutôt la praxis de l’Espérance qui ne trompe point, cette Espérance critique, mobilisatrice et transformatrice du présent en vue d’un futur meilleur. Ainsi combat-elle l’attentisme pathologique fécondé par le fatalisme religieux qui expédie des âmes au ciel avec désinvolture, qui prône le recours à Dieu (dieu-fétiche) au lieu de la parole prophétique du retour à Dieu (le Dieu souverain); elle combat l’impunité et s’oppose à tout mal qui reste mal en soi, mal radical même pour le mal-faisant et en fin de compte un humanicide au Congo, un mal universel ; elle promeut l’éthique du travail et du mérite en vue de jouir ici et maintenant des prémices de son combat.

TABLE  DES  MATIERES

Préface 

Introduction

Chapitre 1

            Nationalisme congolais avant les règnes des Désirés :

1.       Actions nationalistes dans l’Etat Indépendant du Congo

2.       Actions nationalistes au Congo belge

3.       L’Indépendence immédiate ……………………….                                    

Chapitre 2

           Nationalisme de Désiré I

Chapitre 3

           Nationalisme de Désiré II

Chapitre 4

           Nationalisme de Désiré III?

Chapitre 5

           Nationalisme ou prédation tous azimuts !

Chapitre 6

           Léopold II, modèle des nationalistes congolais

Chapitre 7

           Congo, monstre à trois têtes nationalistes

Chapitre 8

           Bilan des guerres nationalistes:

Chapitre 9

            Triple méfiance démocratique :      

1.       Se méfier des 3 « têtes » du monstre

2.       Se méfier des leaders ecclésiastiques

3.       Se méfier des animateurs de la Société civile

Chapitre 10

            Un Etat de droit pour le Messie collectif.

1.       Nationalisme ou Etat de droit ?

2.       L’Etat de droit s’arrache !

3.       La déficience de la non-violence

Chapitre 11

             L’Utopie-en-action du Messie collectif

1.       Le « messie collectif » n’est pas judéo-chrétien

2.       La  Critique essentielle

3.       L’Utopie-en-action : idéologie, dogme, religion ? 

4.       L’Utopie-en-action pour une autre Ethique

5.       L’Utopie-en-action face au mal

6.       Pouvoir et devoir du Messie collectif

Chapitre 12

            Nation et Etat du Messie collectif

1.       La revendication du droit au Congo

2.       La notion de « nation » appliquée au Congo

3.       L’invention d’un Etat au Congo

4.       Un Etat pour et redevable au Messie collectif

Annexes

  1. L’après-mobutisme de l’Eglise du Christ au Congo

  2. Constitution et Droits de l’homme

Bibliographie