tshisetcnLa turbulence traversée par le Parti en début de semaine appartient aujourd’hui à l’histoire. L’accalmie est revenue en son sein et sa machine doit résolument s’atteler à la réalisation de tâches plus rehaussantes. Elle a été la conséquence malheureuse et déplorable de malentendus et de désarroi parmi certains membres dans ce contexte politique malsain actuel où le Parti est soumis, par les tenants du pouvoir, à un chantage monstrueux qui met les nerfs de chaque combattant à fleur de peau. Les enjeux en cours étant vitaux pour ces milliers de militants de l’UDPS qui ont enduré de longs sacrifices et qui tiennent à assouvir leur espoir de changement en y contribuant effectivement lors des élections, leur susceptibilité se fait jour dès qu’ils perçoivent une manœuvre d’entrave à leur participation à la fête. Pendant de longs mois, tous les tenants du pouvoir et la communauté internationale ont crié et appelé de leurs vœux l’implication de l’UDPS dans le processus en cours afin que cette participation rende le processus crédible, mais aujourd’hui, ils ont tous ravalé leur parole et changé de discours, tous sans exception ! De l’implication de l’UDPS, il n’est plus question de leur part. Le discours du 2 janvier dernier sur l’implication de l’UDPS se transforme quasiment en un cautionnement de leur manœuvre d’exclusion. En effet, les partisans de l’UDPS non enrôlés, dont on aurait pu espérer une possibilité d’enrôlement pour l’équité demeurent exclus des élections, et le Parti à son tour est maintenue de force en dehors des institutions d’accompagnement de la démocratie (CEI et HAM), contrairement à ce qu’on peut attendre d’un processus équitable et inclusif. On peut se demander à quelle parodie de démocratie on voudrait jouer dans ce processus.

Dans ce contexte explosif pour ces militants, tout faux pas, réel ou supposé, d’un quelconque responsable, équivaut trahison capitale mettant en danger leurs espoirs et qu’il faut irrémédiablement réprimer. Mais il aurait fallu éviter de succomber à ce penchant qui trahit la faiblesse. Ce genre de situations peut se rencontrer partout, il n’est pas l’apanage de la seule UDPS.

Aujourd’hui, l’UDPS vient pourtant de démontrer qu’elle possède des ressources qui lui permettent de se dépasser et de s’extirper d’un piège dans lequel elle risquait de s’enfermer. Malgré la gravité de la situation atteinte par les événements du début de la semaine, tous ses membres regardent aujourd’hui dans la même direction : celle des échéances électorales prochaines dont le PN a fait un objectif ultime par sa déclaration du 2 janvier dernier!

Que le Président National trouve ici l’expression de la reconnaissance du Parti pour avoir recréé la sérénité au sein de notre ensemble après ces incidents tragiques. Le mérite de l’accalmie revient également à tous les acteurs de cette tragédie qui doivent être individuellement félicités par chacun de nous pour avoir été capables de surmonter leur orgueil et leur amour propre en s’accordant sur l’intérêt supérieur, qui consiste en la préservation du Parti, notre patrimoine commun et en l’union autour de notre Président, en vue d’atteindre de façon cohérente l’objectif assigné par ce dernier. En cette période difficile où règne l’adversité, il aurait été superflu de leur rappeler la devise qui proclame que « l’Union fait la force ! ».

Cette cohésion au sein du Parti vient contredire et démentir les rumeurs alarmantes des détracteurs de notre Parti qui caressaient déjà leurs souhaits et leurs espoirs de malheur pour nous en les prenant pour réalité et en criant sur le toit, à qui voulait les entendre, à l’éclatement et à la mort immédiate de l’UDPS. Ces rumeurs tapageuses était une guerre psychologique sensée décourager et influencer défavorablement nos combattants. Aujourd’hui, l’UDPS est debout, plus résolue que jamais à mettre en œuvre « son projet » pour lequel elle se bat depuis plus de deux décennies au Congo. De ce projet, aucune adversité ne pourra la détourner !

C’est ainsi que, contrairement à ces rumeurs que ne cessent de propager et de semer au grand vent les détracteurs du Parti, les bureaux de la permanence ont été ouverts ce vendredi le 13 janvier pour la tenue d’une plénière du comité national du Parti sous la direction de Valentin Mubake son Président.

Samedi 14, une séance de la conférence des présidents s’est tenue entre le bureau du Comité national et les bureaux des différentes commissions du comité national qui sont (la commission politique, administrative et juridique ; la commission socio-culturelle ; la commission des affaires étrangères ; la commission économique, financière et monétaire ; la commission de discipline) . Au cours de cette séance, il a été fixé la tenue d’une plénière importante qui se tiendra le mercredi 18 janvier et qui conditionnera certainement l’avenir du Parti.

En effet, au cours de cette plénière sera mis à l’ordre du jour le point sur la constitution de deux commissions suivantes :

1. commission de l’organisation du congrès du Parti

2. commission chargée de l’organisation des élections qui comportera 3 sous-commissions

· une sous-commission chargée de la mise en place d’une structure d’encadrement

· une sous-commission pour la mise en œuvre des moyens à mobiliser (matériels, humains et financiers)

· une sous-commission chargée de la documentation (programme de gouvernement, pamphlets, affiches,…)

Cette résolution du Comité National qui traduit les attentes de tous doit être accompagnée par tous les organes du Parti afin que l’organisation globale aboutisse à la mise en place d’une machine irrésistible pour l’achèvement de nos objectifs. Nous requérons donc aux honorables membres du comité national qu’ils fassent preuve de perspicacité, d’abnégation et d’efficience dans leur tâche de planification et désignation des responsables de l’organisation.


La Rédaction